Red Internacional de Solidariedad y de Luchas


Martes, 18 de diciembre de 2018

 
 

 

Italie : grève générale le 26 octobre

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Le 26 octobre 2018, CUB, SGB, SI COBAS, SLAI COBAS et USI AIT ont déclaré la grève générale pour relancer le conflit, défendre les conditions de travail des travailleurs contre les inégalités croissantes, lutter contre les politiques du patronat et des gouvernements.

En Italie, les conditions de vie des travailleurs et de la classe ouvrière se sont détériorées depuis des années, et pas seulement à la suite de la dernière crise, en termes de revenus, de protection sociale, de stabilité du travail et de pouvoir de négociation; la pauvreté a augmenté, le fossé entre riches et pauvres s’est élargi. En outre, contrairement à d’autres pays capitalistes avancés, la reprise n’a pas eu lieu en Italie, le PIB demeurant inférieur aux niveaux d’avant la crise. La longue crise économique a surtout touché les travailleurs et l’écart entre le centre-nord et le sud de l’Italie s’est aggravé, en termes de revenus, d’emploi et de services sociaux, ce qui a creusé les inégalités territoriales. Dans le sud, le chômage est particulièrement grave, mais il reste élevé également dans le nord, là où persiste la précarité occupationnelle et salariale.

Les gouvernements qui se sont succédés ont éliminé toutes les règles qui garantissaient les travailleurs, obtenues au cours de décennies de luttes et ont libéralisé le marché du travail, précarisant la situation de millions de travailleurs, en particulier les jeunes, qui vivent une grave détérioration par rapport aux générations précédentes. .

Le nouveau gouvernement "populiste" n’a pas changé la substance des lois précaisantes. Pour les chômeurs et les pauvres, en forte hausse, ils préparent un "revenu de citoyenneté" inspiré de la Hartz 4 en Allemagne, et exclut les immigrants de moins de 10 ans de résidence. Il a lancé un "décret sécurité" qui frappe comme délits les piquets de grève et les occupations d’habitations par nécessité. Il supprime la protection humanitaire des demandeurs d’asile, augmentant ainsi le nombre d’immigrants clandestins contraints de travailler en noir dans des conditions d’esclavage pour les patrons grands et petits, auxquels le gouvernement promet des réductions d’impôts et remet l’évasion fiscale.

Les syndicats "officiels" ont depuis des années renoncé à utiliser l’arme de la grève, démobilisant des travailleurs de plus en plus agressés par leur employeurs, et tombent souvent dans le piège raciste de voir l’ennemi parmi les immigrés. Dans ce contexte, la grève générale se construit pour placer au centre les intérêts autonomes de la classe ouvrière, qui doit redevenir la protagoniste du conflit nécessaire au progrès social: la lutte pour le salaire, la réduction du temps de travail sans réduction de salaire pour réduire le chômage, la défense de l’État providence, la démocratie syndicale contre le monopole de la représentation, la défense du droit de grève, l’égalité des droits civils et sociaux des immigrés et l’unité de la classe ouvrière contre le racisme et la xénophobie; contre la guerre et les missions militaires