Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes


samedi, 19 août 2017

 
 

 

La lutte pour les droits syndicaux et le droit de grève

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Droit de grève, syndicat, actions collectives : c’est nous qui décidons, pas les patrons !

Dans toute l’Europe, les libertés syndicales sont attaquées. Les patrons, les actionnaires, les banquiers et les gouvernements qui sont à leur service mènent une véritable guerre sociale contre les salarié-es, les chômeurs-ses, les retraité-es, les jeunes en formation.

De multiples procédés sont utilisés pour tenter de bâillonner les luttes collectives, notamment les mouvements syndicaux dès lors qu’ils ne se soumettent pas au jeu du « dialogue social ». Ce jeu par lequel on veut nous faire croire que dans une discussion à froid, sans rapport de forces, celles et ceux qui ont le pouvoir dans l’entreprise et dans la cité et celles et ceux qui devraient juste obéir, ont le même poids et les mêmes chances de « convaincre » » ! La question du pouvoir est primordiale. Nous voulons construire une société autogestionnaire, et pour cela nous posons la question de l’appropriation collective des moyens de production et d’échanges.
Face aux syndicats qui refusent de se soumettre, face aux syndicats qui organisent les travailleurs et les travailleuses pour que leurs luttes soient plus efficaces, le patronat invente sans cesse de nouvelles règles, tente d’imposer des restrictions toujours plus fortes au droit syndical, au droit de grève, au droit de s’organiser collectivement et librement.

Ce n’est pas aux patrons de choisir nos syndicats !
Ce n’est pas aux patrons de décider si nous faisons grève !

C’est pourtant ce qu’ils essaient de faire, dans tous nos pays :

- en Belgique, la coalition gouvernementale veut restreindre le droit de grève dans les transports et notamment dans les chemins de fer ;
- en Allemagne, un projet de loi, soutenu par la confédération DGB, prévoit d’interdire à certains syndicats la possibilité d’appeler à la grève ;
- en Italie, le droit de grève est considérablement affaibli dans plusieurs secteurs et un accord entre le patronat et trois confédérations syndicales (CGIL, UIL, CISL) retire quasiment tout droit syndical aux autres organisations ;
- dans l’Etat espagnol, tandis que des responsables des confédérations UGT et Commissions Ouvrières détournent l’argent public en collaboration avec le patronat, le gouvernement jette en prison des manifestant-es et des grévistes, juste parce qu’ils et elles ont manifesté ou fait grève ;
- en Suisse, la « paix du travail » acceptée par la confédération USS, organise la quasi-absence de grèves et donc l’exploitation des salarié-es ;
- en France, le patronat harcèle juridiquement les syndicats qui organisent des grèves, tandis que le gouvernement couvre les atteintes au droit de grève.